La France a entamé des démarches pour le classement du bisphénol B comme perturbateur endocrinien

Publié le 14/11/2019
Résumé: 
Sur la base des résultats de sa récente étude sur le bisphénol B, l’ANSES a réalisé un projet d’analyse de la meilleure option de gestion des risques (RMOA) en vue de classer cette substance comme perturbateur endocrinien dans le cadre du règlement REACH.
Description: 

Dans le cadre de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE), l’ANSES a étudié le caractère perturbateur endocrinien du bisphénol B (BPB), un substitut à certains usages du bisphénol A (dont des revêtements et polymères en contact avec les aliments) utilisé dans certains pays tels que les Etats-Unis. Ces travaux ont eu pour conclusion que le BPB présenterait des propriétés de perturbateur endocrinien similaires à celles du BPA. Bien que non produit ou utilisé comme substance chimique en Europe, une exposition au BPB est envisageable via des produits importés.

C’est dans ce contexte que l’ANSES a réalisé un projet d’analyse de la meilleure option de gestion des risques (RMOA) du BPB afin de faire reconnaitre cette substance comme perturbateur endocrinien dans le cadre du règlement REACH. Ceci pourrait représenter une première étape vers un éventuel ajout du BPB à la liste des substances candidates à l’annexe XIV de la règlementation REACH ce qui permettrait ainsi d’éviter que l’industrie développe son utilisation ou sa production pour le substituer au BPA ou au bisphénol S et d’imposer une demande d’autorisation de mise sur le marché de l'Union Européenne des articles comportant du BPB (pour les usages visés par le règlement REACH).

La consultation publique du projet de RMOA du bisphénol B est ouverte jusqu'au 27 novembre 2019.

Source : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/consultation-publique-concernant-le-projet-de-l-a2076.html

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